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Doit-on cesser de prier pour la restauration de notre mariage et pour notre mari ?

3 sept.
8 min de lecture

Il peut arriver qu’à un certain moment de notre cheminement, nous soyons encouragées à cesser de prier spécifiquement pour la restauration de notre mariage, et même à remettre notre mari entièrement entre les mains de Dieu. Cela ne signifie absolument pas que nous devons abandonner l’espoir, ni que Dieu ne désire plus agir dans notre mariage. Il s’agit plutôt d’un changement de posture du cœur.


Au début, nous pouvons prier pour notre mari et pour notre mariage. Nous pouvons demander à Dieu de le toucher, de transformer son cœur, de le conduire et de faire de lui l’homme qu’Il désire qu’il soit. Nous pouvons également Lui confier notre couple et Lui demander d'œuvrer dans ce qui semble humainement impossible. Mais il arrive parfois que, sans même nous en rendre compte, notre cœur se fixe tellement sur notre mari, sur ses décisions, son comportement, ses changements ou sur le moment où la restauration arrivera, que nous finissons par porter nous-mêmes un poids qui ne nous appartient pas. Nous regardons davantage ce que fait notre mari que ce que Dieu fait en nous. C’est alors que peut commencer une étape essentielle : le lâcher-prise.


Lâcher prise ne signifie pas abandonner la restauration.


Lâcher prise, c’est dire :

« Seigneur, je Te remets mon mari. Je Te remets notre mariage. Je Te remets notre avenir. Je cesse d’essayer de contrôler ce que je ne peux pas contrôler. Je cesse de porter ce que Toi seul peux porter. Je veux que mon cœur soit tourné vers Toi avant toute chose. »

Cesser momentanément de prier spécifiquement pour son mari peut alors devenir une manière de remettre véritablement cette situation entre les mains de Dieu.

Ce n’est pas dire : « Je n’espère plus. »

C’est dire : « J’espère en Dieu plutôt que dans ce que je peux voir. »

Ce n’est pas dire : « Je renonce à mon mariage. »

C’est dire : « Je renonce à vouloir diriger moi-même la manière dont Dieu doit restaurer mon mariage. »

Et surtout, ce n’est pas cesser d’aimer son mari. C’est apprendre à aimer Dieu par-dessus toute chose et à Lui faire suffisamment confiance pour Lui laisser la première place.


Tu n’as pas besoin de porter ton mari pour que Dieu puisse agir dans sa vie. Tu n’as pas besoin de surveiller chaque changement, d’interpréter chaque silence ou de chercher constamment un signe de restauration. Tu peux déposer ton mari aux pieds du Seigneur, tu peux déposer ton mariage, tes questions, tes peurs, ton impatience et même ton désir profond de voir votre couple restauré. Puis respirer et dire : « Seigneur, je Te fais confiance. Je ne sais pas comment Tu vas agir, ni quand Tu vas agir, mais je choisis de Te laisser être Dieu. »


Et si un jour Dieu restaure votre mariage, tu pourras à nouveau prier pour ton mari d'une manière nouvelle : non plus depuis la peur, l'attente ou le besoin de contrôler, mais depuis la paix, la confiance et la reconnaissance. Le lâcher-prise n'est donc pas nécessairement la fin de la prière pour son mari. C'est parfois une nouvelle façon de prier : remettre entièrement celui que l'on aime entre les mains de Celui qui l'aime encore davantage. Que ton cœur puisse trouver son repos en Dieu, même avant de voir la restauration que tu espères.


Le point essentiel : changer l’objet de nos prières

Il arrive qu’au cours de notre cheminement, quelque chose commence à changer dans notre manière de prier.

Au début, nos prières peuvent être presque entièrement tournées vers notre mari et vers la restauration de notre mariage :

« Seigneur, fais revenir mon mari. Change son cœur. Montre-lui la vérité. Fais disparaître ce qui nous sépare. Quand vas-Tu restaurer notre mariage ? »

Ces prières sont légitimes. Nous pouvons présenter à Dieu nos désirs, nos souffrances et notre désir profond de voir notre foyer restauré. Mais parfois, Dieu nous conduit vers quelque chose de plus profond. Peu à peu, notre cœur commence à rechercher Dieu Lui-même davantage que ce que nous espérons obtenir de Lui. Notre prière change alors de centre. Nous ne demandons plus seulement : « Seigneur, restaure mon mariage. » Nous commençons à demander : « Seigneur, restaure-moi. Transforme-moi. Guéris mon cœur. Apprends-moi à Te connaître. Apprends-moi à T’aimer davantage. Remplis-moi de Ta présence. »


Certaines femmes témoignent même être arrivées à un point où elles ne priaient plus comme auparavant pour leur mari ou pour la restauration, parce que leur cœur était désormais davantage tourné vers leur relation avec leur Mari céleste, le Seigneur.

L'une d'elles explique avoir simplement remis la situation à Dieu en Lui disant, en substance :

« Seigneur, utilise-moi selon Ta volonté. Je serai heureuse quel que soit le résultat que Tu décideras. »

Quelle profondeur dans cette attitude !

Cela ne veut pas dire qu'elle ne désirait plus la restauration.

Cela signifie qu'elle avait cessé de faire dépendre sa paix et son bonheur du résultat.

🌿 Elle avait remis le résultat entre les mains de Dieu.

C'est cela, le véritable lâcher-prise.


Ce n'est pas :

« Je ne veux plus de mon mari. »


Ce n'est pas :

« Je ne crois plus à la restauration. »


Et ce n'est certainement pas :

« Dieu ne fera rien. »


C'est plutôt :

« Seigneur, je Te fais confiance, même si je ne sais pas comment cette histoire va se terminer. »


Abandonner le contrôle, pas l'espérance

Cette nuance est essentielle. Nous pouvons continuer à croire que Dieu est capable de toucher le cœur de notre mari, de transformer une situation impossible et d'accomplir Sa volonté. Nous pouvons continuer à prier Sa Parole, à Lui présenter notre mariage et à espérer en Lui. Mais nous ne voulons plus que la restauration devienne l'objet principal de notre vie spirituelle. Notre mariage ne doit pas devenir notre dieu. Notre mari ne doit pas devenir notre obsession.

Et la restauration ne doit pas devenir la condition de notre paix.


Notre cœur peut alors passer de :

« Seigneur, quand vas-Tu restaurer mon mariage ? »

à :

« Seigneur, même si je ne comprends pas ce que Tu fais, je choisis de Te faire confiance. Fais en moi ce que Tu veux. Change-moi. Guéris-moi. Apprends-moi à dépendre de Toi. Que Ta volonté soit faite. »

Et peut-être qu'un jour, nous réaliserons que le plus grand miracle n'était pas seulement ce que Dieu faisait dans notre mariage. C'était ce qu'Il était en train de faire dans notre cœur.

Avant le lâcher-prise : « Seigneur, fais revenir mon mari. Change-le. Fais ceci, fais cela. Quand vas-Tu restaurer notre mariage ? »


Après le lâcher-prise : « Seigneur, je Te donne mon mari, je Te donne mon mariage, je Te donne mon avenir, je ne veux plus contrôler le résultat. Change-moi, guéris-moi, remplis-moi de Toi. Que Ta volonté soit faite. Je Te fais confiance. »


C'est un changement profond : nous cessons de chercher d'abord la restauration et nous commençons à chercher d'abord le Restaurateur. Et lorsque Dieu devient réellement le premier dans notre cœur, notre paix ne dépend plus entièrement de ce que notre mari fait, de ce qu'il dit, de la distance qui existe aujourd'hui ou du moment où la restauration arrivera.

Nous pouvons toujours espérer. Nous pouvons toujours prier. Nous pouvons toujours croire. Mais nous apprenons à dire : « Seigneur, je veux Toi plus que je ne veux le résultat. Si Tu restaures mon mariage, je Te louerai. Si l'attente continue, je Te chercherai encore. Dans tous les cas, Tu restes mon Seigneur, mon refuge et mon espérance. »


Le but n'est donc pas de cesser d'espérer en la restauration. Le but est de ne plus faire de la restauration la source de notre espérance. Notre espérance doit être en Dieu Lui-même.

Et lorsque notre cœur est fermement établi en Lui, nous pouvons Lui remettre notre mari, notre mariage et notre avenir avec une confiance nouvelle : « Seigneur, je ne sais pas ce que demain sera, mais je sais entre quelles mains je remets mon demain. » 


En résumé

Non, le message n'est pas simplement : « Cesse de croire à la restauration. » Il s'agit de quelque chose de beaucoup plus profond. Il s'agit d'apprendre progressivement à remettre toute cette situation entre les mains de Dieu.


🌿 Le chemin peut alors ressembler à ceci :


Prie. Présente ton cœur, ton mariage et tes désirs à Dieu.

Cherche Dieu. Ne cherche pas uniquement ce que Sa main peut faire pour ton mariage, mais cherche avant tout Sa présence.

Apprends à Lui faire confiance. Même lorsque tu ne comprends pas ce qu'Il fait, choisis de croire qu'Il demeure souverain.

Lâche ton mari entre Ses mains. Tu n'as pas besoin de le changer, de le convaincre ou de porter sa transformation.

Cesse de vouloir contrôler la restauration. Tu peux désirer profondément la restauration sans chercher à contrôler la manière dont elle doit se produire.

Fais de Dieu ton premier amour. Que ton bonheur, ta paix et ton identité ne dépendent plus uniquement de ton mari ou de l'issue de ton mariage.

Laisse Dieu agir. Donne-Lui l'espace pour travailler dans ton cœur, dans le cœur de ton mari et dans les circonstances que tu ne peux pas maîtriser.


Et c'est peut-être là que se trouve l'une des plus belles leçons de ce cheminement :

Le but ultime n'est pas seulement de retrouver son mari.

Le but est de retrouver Dieu comme son premier amour.

Car lorsque notre cœur est entièrement tourné vers Dieu, quelque chose change.

Nous pouvons encore désirer notre mariage.

Nous pouvons encore espérer voir notre mari revenir.

Nous pouvons encore prier pour notre foyer.

Mais nous ne sommes plus détruites si nous ne voyons pas immédiatement ce que nous espérons.

Notre cœur commence à pouvoir dire :

« Seigneur, je désire la restauration, mais je désire encore plus Te connaître. Je désire retrouver mon mari, mais je veux surtout ne jamais Te perdre. Je souhaite que Tu changes ma situation, mais je Te laisse d'abord changer mon cœur. Je veux croire en la restauration, mais je refuse d'en faire la condition de mon bonheur. »

Et c'est ici qu'une phrase qui peut sembler étrange au premier abord prend tout son sens :

« Je ne veux plus de restauration. » Non pas parce que le désir de retrouver son mari a nécessairement disparu. Mais parce que le cœur est enfin arrivé à un endroit où il peut dire :

« Seigneur, je Te remets même ce désir. » C'est une différence immense.

Ce n'est plus :

« Je ne veux plus de restauration parce que j'ai perdu espoir. »

C'est :

« Je ne veux plus contrôler la restauration parce que j'ai appris à faire confiance à Dieu. »

Et peut-être qu'un jour, au plus profond de notre cœur, nous arriverons à cette prière :

« Seigneur, si Tu restaures mon mariage, je Te louerai. Si Tu me demandes encore d'attendre, je Te chercherai. Si Tu changes mon mari, je Te remercierai. Si Tu commences par me changer moi, je Te laisserai faire. Et même si Tu ne fais jamais les choses comme je les avais imaginées, je veux pouvoir dire : Toi, Seigneur, Tu me suffis. »

Voilà le véritable lâcher-prise.

Ce n'est pas abandonner Dieu.

Ce n'est pas abandonner l'espérance.

Ce n'est pas nécessairement abandonner le désir de restauration.

C'est abandonner le besoin de contrôler le résultat.

Et lorsque Dieu devient notre premier amour, nous découvrons que notre paix ne repose plus sur ce que notre mari fera demain.

Elle repose sur Celui qui ne change pas.

Alors nous pouvons enfin déposer notre mariage entre Ses mains et dire :

« Seigneur, je Te fais confiance. Je ne sais pas comment cette histoire se terminera. Mais je sais que Tu es avec moi. Et même au milieu de cette attente, Toi, Tu me suffis. » 


 
 
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