La petite tentation et la grande restauration
- Ednah Imane
- 24 févr.
- 3 min de lecture

« Soumettez-vous donc à Dieu ; résistez au diable, et il fuira loin de vous. »¹
Mes douces Épouses,
J’aimerais partager avec vous quelque chose d’extraordinaire que le Seigneur a fait dans ma vie.
Jeudi dernier, deux collègues d’un autre service ont organisé une réunion avec 5 ou 6 personnes. Nous étions au même étage : moi, seule dans mon bureau ; elles, juste derrière le mien. Pour l’occasion, elles avaient apporté beaucoup de pâtisseries. Vraiment beaucoup.
Et aucune d’elles ne m’en a proposé.
J’ai commencé à ruminer. Ce qui est étonnant, c’est que j’étais en période de jeûne. Mais malgré cela, les pensées ont commencé à tourner : « Cette collègue, elle m’énerve… elle est comme ci, elle est comme ça… Personne ne pense à moi… »
Il faut savoir qu’avant le début de mon voyage, j’avais une habitude que je justifiais facilement. Je prenais des choses au travail. Mon excuse ? « Je ne suis pas assez payée, donc c’est normal que je me serve. »
Pourtant, ce n’étaient pas des choses indispensables. Je pouvais les acheter. Mais c’était devenu une habitude, presque une seconde nature.
J’avais les clés du local à fournitures : je prenais des stylos, des cahiers pour mes enfants…
J’avais accès au local des consommables : essuie-tout, café, thé…
Lors des réunions de service, quand il y avait des gâteaux, je me servais aussi.
Et je justifiais tout cela intérieurement convaincue que ce n’était rien.
Jeudi, après leur départ pour le déjeuner, le bureau derrière le mien était resté ouvert. Les pâtisseries étaient encore là, en abondance. Je suis entrée.
J’ai pris plusieurs choses.
Je me suis même dit : « Ça ne se verra pas, il y en a énormément pour 6 personnes. »
J’ai tout mis dans mon sac.
Mais en retournant dans mon bureau, j’ai commencé à me sentir mal. Une voix douce mais claire s’est faite entendre en moi : « Va remettre ce que tu as pris. Ce n’est pas bien. Va remettre ce que tu as pris. »
Et moi, intérieurement, je résistais : « Elles ne m’ont même pas calculée depuis ce matin. Elles ne m’ont rien proposé ! Elles voient bien que je suis seule dans mon bureau. Je les entends rire. Pourquoi je me priverais ? »
Mais la voix est restée : douce et persistante.
Et à un moment, j’ai cédé. Je suis retournée dans le bureau. J’ai reposé chaque chose, une à une.
Pendant que je le faisais, plusieurs passages bibliques me sont venus à l’esprit. La tentation de Jésus dans le désert avec les pains, le verset qui dit : « Soumettez-vous à Dieu ; résistez au diable, et il fuira loin de vous.»¹ et « Tu ne voleras point.»²
Ces paroles résonnaient en moi.
Puis, lorsque j’ai reposé la dernière madeleine sur la table, quelque chose s’est passé. J’ai senti comme un fardeau quitter mes épaules. Je me suis redressée.
Mon cœur s’est rempli d’une joie profonde. Une vraie joie. Comme si j’avais été libérée de quelque chose.
Ce n’était pas seulement une question de pâtisserie.
C’était une victoire intérieure.
Une délivrance d’une ancienne habitude.
Et aujourd’hui, je peux vous dire que MC est vraiment merveilleux. Il ne se contente pas de corriger un comportement extérieur. Il travaille en profondeur. Il expose, il reprend, mais surtout… il restaure.
Il veut notre restauration complète. Pas partielle. Pas superficielle.
Une restauration du cœur, des pensées, des habitudes, des motivations.
Et pour cela, je lui rends toute la gloire. 💕
Par Christal Douce
¹ Jacques 4:7
² Exode 20:15
.png)





Commentaires