Tes bontés se renouvellent chaque matin
- Ednah Imane
- 24 mars
- 6 min de lecture

"Apportez toutes les dîmes dans le trésor, afin qu’il y ait de la nourriture dans ma maison ;
mettez-moi de la sorte à l’épreuve, dit l’Éternel des armées,
si je ne vous ouvre pas les écluses des cieux,
et si je ne répands pas sur vous la bénédiction en abondance.
Je réprimerai pour vous le dévoreur, afin qu’il ne détruise pas les fruits de la terre ;
votre vigne dans les champs ne sera pas stérile, dit l’Éternel des armées."¹
Par des chemins détournés
"Je te promets de ne plus faire de crédit, et je m'engage à te donner ma dîme."
J’ai appris que tenir ses engagements envers mon Mari céleste est primordial. On ne se moque pas de Lui. Une fois un engagement prononcé, il faut l’honorer. Un jour, j’ai rompu cette promesse. Voici comment.
Après des revers financiers, nous n’avions plus de dettes. Nous étions bénis : la maison était construite, je m’occupais des enfants, et Ilann était le pourvoyeur du foyer. À sa demande, j’ai accepté de l’aider financièrement en cherchant du travail. Je ne voulais plus être comptable, alors j’ai repris mes études pour travailler à mon compte. Je ne voulais pas être dirigée. J’ai réussi mes examens, mais je n’ai pas écouté le conseil d’Ilann, qui me recommandait de travailler d’abord dans un autre institut avant d’ouvrir ma propre affaire.
Au lieu de cela, j’ai choisi de travailler au domicile de mes clientes. Tout allait bien, jusqu’à cet accident de voiture, en allant chez une cliente pour un soin. J’avais peur de reprendre le travail. Chaque fois que je conduisais dans les campagnes, je craignais de tomber à nouveau dans un fossé. Alors, je prenais l’autoroute, faisant de longs détours pour visiter mes clientes. C’est là que l’idée m’est venue d’ouvrir mon propre institut de beauté.
Il me fallait des fonds que je n’avais pas. J’en ai parlé à Ilann, qui a accepté de faire un crédit, pensant que cette affaire serait rentable. J’ai trouvé un institut à vendre, mais il m’est passé sous le nez. Un autre, encore un échec. Je sais maintenant que c’était une protection de mon Mari céleste, mais à l’époque, j’étais orgueilleuse et ignorante.
À la troisième tentative, j’ai finalement pu m’installer. Ce fut le début de ma désobéissance. Tout semblait aller pour le mieux : j'avais de la clientèle, je faisais tous les soins. Nous commencions à voir les fruits de notre travail. Mais le Covid est arrivé, et les dettes ont commencé à s’accumuler. Je n’y arrivais plus. Ilann ne m’aidait plus, car notre compte personnel était lui aussi dans un gouffre. Je promettais toujours au Seigneur de lui donner la dîme, mais je ne faisais rien.
C’est ainsi que mon foyer a basculé… mais j’avais un Allié qui veillait sur moi malgré mes bêtises. Je ne le savais pas encore, mais Il avait déjà prévu une sortie de secours.
Alors qu’Il mettait tout en place pour éloigner Ilann afin de me garder seule avec Lui pour me corriger, j’ai choisi de Lui obéir et de chercher du travail comme Il me l’avait demandé à travers Ilann. J’étais prête à accepter le premier emploi qu’on me proposerait. La semaine suivante, j’ai reçu un message d’une ancienne stagiaire : "Appelle ce numéro." Je l’ai fait. Au bout du fil, la responsable d’une conciergerie dans un grand groupe aéronautique me proposait de faire des soins esthétiques pour les salariés de l’entreprise.
Ce fut une bouffée d’air frais. Je louais mon Seigneur ! Qui d’autre pouvait permettre un miracle pareil ? Je recevais moins d’aide d’Ilann, et le salaire était faible. Combien de temps pourrais-je faire face à mes soucis financiers ? J’étais endettée, avec trois enfants à charge.
C’est là que mon Seigneur a envoyé un ange.
Je faisais les soins de la responsable comptable de l’entreprise, qui recherchait des comptables. Pour postuler, je devais m’inscrire dans une agence d’intérim avec laquelle ils travaillaient. Ce que j’ai fait. J’étais en attente de mon troisième entretien lorsqu’un homme de cette agence m’a appelée pour me demander où j’en étais dans mes recherches.
Je lui ai expliqué que j’attendais un entretien, mais que si une autre opportunité se présentait, je serais preneuse. Il m’a alors inscrite pour un poste à pourvoir le mois suivant. Je n’ai pas été retenue par le groupe aéronautique, car je ne maîtrisais ni l’espagnol ni le portugais. J’ai remercié mon Dieu, confiante qu’Il avait quelque chose de mieux en réserve.
J’ai prié : "Seigneur, si Tu m’aides à sortir de cette situation, je Te donnerai ma dîme." Je n’avais pas un sou devant moi. J’ai rappelé l’agence, une dame très gentille m’a répondu, m’a confirmé que j’étais bien inscrite, et m’a donné l’adresse du poste. J’ai demandé où était l’homme qui m’avait appelée : elle m’a dit qu’il n’était là que pour un mois, et qu’il était parti.
Je me suis retrouvée intérimaire dans une université. Ici, les universités ne font jamais appel à l’intérim. C’était une première… et la seule fois. Nous étions sept intérimaires, trois sont partis avant la fin de la mission, il n’en restait plus que quatre. Trois mois plus tard, je signais mon contrat pour être gestionnaire financière, une place moindre mais ô combien salutaire pour payer mes dettes et apprendre l'humilité.
Malgré les difficultés financières, j’ai tenu ma promesse. J’ai mis l’argent de côté dans une tirelire, promettant de ne pas y toucher sachant que le mois serait difficile. Le mois suivant, j’ai donné ma dîme à mon ancienne église. C’est à cette période que j’ai découvert le RMI. Après une bataille pour réussir à ouvrir mon compte bancaire, j’ai enfin eu la joie de donner ma dîme à mon entrepôt, là où je commençais à être nourrie spirituellement : à RMI.
Ma situation financière ne s’est pas arrangée tout de suite, mais le réfrigérateur n’a jamais été vide. Le plus surprenant, c’est que les sociétés de crédit ont commencé à m’appeler uniquement lorsque j’ai commencé à retrouver une certaine stabilité financière.
Mon Seigneur m’a appris à faire mes courses autrement. Il m’a montré un magasin où acheter mon alimentation à bas prix. Comme j’avais perdu du poids, je n’avais pas besoin d’acheter de vêtements. La famille offrait des habits aux enfants et j’ai donné tout le surplus matériel que j'avais à la maison et dans l'institut de beauté. J’ai persévéré et j’ai décidé que c’est Lui qui serait désormais mon gestionnaire financier, car Il ne veut que personne d'autre que Lui m'aide.
Puis, la voiture, le micro-ondes, le lave-vaisselle et la machine à laver sont tombés en panne. Un jour, alors que je n’avais plus rien, j’ai appelé ma mère pour lui raconter ce qui se passait. Et puis, à travers mes larmes, Il m'a suggéré de consulter mon compte bancaire, et j’ai vu un remboursement qui m’a permis de payer tout ce que je devais.
Là, j’ai choisi de Lui faire confiance. Il n’y avait plus de peur. Ce qu’Il me disait de faire, je le faisais. Il a permis que tout soit réparé… sauf la machine à laver. J’ai dû attendre neuf mois. Durant cette période d’attente, j’ai pu passer beaucoup de temps à parler avec Lui. Puis un jour, Ilann m’a offert une machine à laver. Je sais que mon Bien-Aimé l’a poussé à le faire, car à chaque fois qu'Ilann a voulu m'aider, toutes ses tentatives ont échoué.
Grâce à Son enseignement d'attendre au lieu d'avancer, j’ai pu commencer à rembourser deux crédits, intégrés facilement dans mon budget. À chaque fois qu’il y avait quelque chose à payer, le Seigneur augmentait mes revenus : un remboursement, une prime inattendue… et tous les crédits restants sont rentrés dans mon budget, et il reste toujours assez d'argent pour les courses et les petits besoins des enfants.
Avec mes enfants, nous ne nous lassons pas de compter les fois où Il est venu à notre secours. Sa fidélité est grande, mesdames.
J’ai fait des erreurs, et Il m’aide à les réparer. Il m’a appris à donner des offrandes, à encourager les autres, à donner tout ce qu’Il met de bon en moi. Il exauce mes prières.
Il y a tant de bénédictions ! Je les note chaque jour pour ne pas oublier, et je prends plaisir à les relire. Ses bontés, Il les renouvellent chaque matin. Il m’a donné Sa main, mais Il m’a aussi donné Son cœur, et j’ai fait de même en retour. Il a béni mes enfants dans tous les domaines de leur vie et je peux dire que nous ne manquons de rien.
Tout lâcher n’est pas facile, mais une fois que c’est fait, que tout est sous Son contrôle, il y a plus de temps à passer avec Lui. Mon esprit ne se tourmente plus, car je sais que mon Seigneur veille. Il est le meilleur financier de tout l’univers… et au-delà.
La dîme n'est pas là uniquement pour voir Sa main, mais pour apprendre la patience, l'humilité et la fidélité, et trouver Son amour. Dans ce voyage, j'ai trouvé les bénédictions spirituelles profondes dont j'avais besoin pour guérir et faire de Lui mon tout.
Référence :
¹ Malachie 3:10-11

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